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CAPIO ÉducationLa santé du cœur, chapitre par chapitre05 / 05

Module 05 La vie après une crise cardiaque

Traitement et rétablissement après une crise cardiaque

De la salle d’hémodynamie à la première marche de retour à la maison, le rétablissement est un processus. Comprenez vos soins, reprenez confiance et prenez soin de votre cœur à long terme.

Environ 17 min 7 chapitresQuiz de 5 questions
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CAPIO / ATLAS MÉDICALPLANCHE 05
TREILLIS EXTENSIBLESOUTIENT L’ARTÈRE
Une petite armature. Un nouveau départ.Endoprothèse coronarienne · Détail illustratif
01

Le rétablissement est différent pour chaque personne

Survivre à une crise cardiaque peut susciter un mélange de soulagement, d’incertitude, de peur et de nombreuses questions sur la suite des choses.

En réalité, le rétablissement est différent pour chaque personne. Certaines personnes reprennent bon nombre de leurs activités habituelles en quelques semaines, tandis que d’autres ont besoin de beaucoup plus de temps. Cela dépend de l’âge, ainsi que d’autres facteurs biologiques comme l’étendue et l’emplacement de la crise cardiaque, la rapidité avec laquelle la circulation sanguine a été rétablie, la capacité du cœur à pomper par la suite, les autres problèmes de santé et le traitement qui a été nécessaire.

Ce qu’il faut retenir, c’est que beaucoup de personnes mènent une vie active et épanouie après une crise cardiaque. Le rétablissement est aussi l’occasion de comprendre pourquoi la crise cardiaque est survenue et de réduire le risque d’en faire une autre. Le personnel soignant peut utiliser une échocardiographie pour évaluer la capacité de pompage du cœur. Une mesure dont vous entendrez peut-être parler est la fraction d’éjection (FE), qui estime le pourcentage de sang expulsé du ventricule gauche à chaque contraction. Une FE normale se situe habituellement entre environ 55 et 70 %; votre équipe soignante l’interprète en tenant compte de vos autres résultats.

02

La première priorité : rétablir la circulation sanguine

05.1

Notes de terrain interactives

Rétablir une voie vers le cœur.

Coupe longitudinale
PAROI ARTÉRIELLELUMIÈRE OUVERTEPLAQUE DANS LA PAROI

Coupe illustrative · Pas à l’échelle

Vue 01Voir l’artère

Localiser le rétrécissement

Un produit de contraste et des images radiographiques aident le ou la cardiologue à voir où une artère est rétrécie ou bloquée. Un mince cathéter entre habituellement par le poignet, parfois par l’aine.

Le produit de contraste rend le vaisseau visible sur les images radiographiques.
Des soins individualisés L’équipe soignante choisit le traitement selon le type de crise cardiaque, l’anatomie des artères, le moment et votre état de santé. À propos de la pose d’une endoprothèse (en anglais) ↗

Dès votre arrivée à l’hôpital pour une crise cardiaque, des protocoles précis sont mis en marche. La priorité est de déterminer ce qui se passe et, lorsqu’une artère est bloquée, de rétablir la circulation sanguine le plus rapidement possible afin de sauver le muscle cardiaque.

Les premiers soins d’urgence visent à vous stabiliser.

L’équipe de l’urgence vérifiera vos signes vitaux, vous donnera de l’oxygène au besoin, vous administrera des médicaments pour soulager la douleur et demandera des analyses sanguines. Lorsqu’une crise cardiaque est soupçonnée, l’équipe de cardiologie est consultée sur les prochaines étapes.

Vous entendrez peut-être beaucoup de termes inconnus pendant ce processus. Voici ce que certains d’entre eux veulent dire.

Faire un électrocardiogramme pour comprendre ce qui se passe

Votre évaluation peut commencer avant même votre arrivée à l’hôpital. Les paramédics évalueront vos symptômes et vos signes vitaux et pourraient faire un électrocardiogramme (ECG). Un ECG consiste à placer de petits autocollants appelés électrodes sur votre poitrine et vos membres pour enregistrer l’activité électrique du cœur. Ce n’est pas douloureux, et cela n’envoie pas d’électricité dans votre corps. Certains changements à l’ECG peuvent indiquer qu’une artère coronaire est peut-être gravement ou complètement bloquée et que vous avez besoin d’un traitement urgent. Une fois à l’hôpital, les équipes de l’urgence et de cardiologie pourraient faire d’autres ECG et une prise de sang pour mesurer la troponine. La troponine est une protéine présente à l’intérieur des cellules du muscle cardiaque. Lorsque le muscle cardiaque est endommagé, la troponine est libérée dans la circulation sanguine. Ensemble, vos symptômes, vos ECG, vos analyses sanguines et les autres examens aident votre équipe soignante à déterminer si vous faites une crise cardiaque et de quel traitement vous avez besoin.

Ouvrir l’artère bloquée

Le STEMI (infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST) et le NSTEMI (infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST) sont deux types de crise cardiaque. Ces noms décrivent des observations à l’ECG; ils ne mesurent pas précisément le degré de blocage d’une artère. Les deux impliquent une atteinte du muscle cardiaque, détectée par des analyses sanguines de troponine. Un STEMI signale habituellement une artère bloquée de façon aiguë et exige un traitement urgent; un NSTEMI est aussi grave et peut nécessiter une intervention invasive.

Si les médecins déterminent qu’une artère coronaire doit être rouverte d’urgence, on pourrait vous transporter dans une salle spécialisée de l’hôpital appelée laboratoire de cathétérisme cardiaque ou « salle d’hémodynamie ». Il s’agit d’une salle d’intervention spécialisée, équipée d’appareils d’imagerie par rayons X et de tout ce dont l’équipe de cardiologie a besoin pour traiter les blocages des artères. Une salle d’hémodynamie peut ressembler un peu à une salle d’opération, mais l’ICP n’est généralement pas une chirurgie à cœur ouvert. Un STEMI exige habituellement un traitement de reperfusion immédiat. Un NSTEMI peut aussi nécessiter une angiographie et une ICP, selon le risque et les observations cliniques.

Votre équipe soignante peut comprendre :

  • un ou une cardiologue d’intervention (un médecin du cœur spécialement formé pour effectuer des interventions à l’intérieur des artères coronaires)
  • du personnel infirmier spécialisé
  • des technologues en cardiovasculaire ou en hémodynamie
  • d’autres membres du personnel de la santé qui participent à votre surveillance, à vos médicaments et à vos soins

De plus, vous ne dormez habituellement pas, mais vous recevrez une anesthésie locale pour engourdir la région où le cathéter est inséré, et des médicaments peuvent vous être donnés pour vous aider à vous détendre et à rester à l’aise.

Trouver le blocage de l’artère, en salle d’hémodynamie

Avant de pouvoir traiter un blocage, les médecins doivent voir exactement où il se trouve. On utilise pour cela la coronarographie, parfois appelée simplement angiographie. Plutôt que de faire une grande incision dans la poitrine, le ou la cardiologue insère un tube très fin et souple, appelé cathéter, dans une artère, le plus souvent au poignet, et parfois à l’aine. Le cathéter est guidé avec soin dans les vaisseaux sanguins jusqu’au cœur. Un produit de contraste est ensuite injecté dans les artères coronaires pendant que des images par rayons X sont prises. Le produit de contraste rend les vaisseaux sanguins visibles à l’écran, ce qui permet au cardiologue ou à la cardiologue de voir :

  • Où se trouve le blocage?
  • Quelle est sa gravité?
  • D’autres artères coronaires sont-elles aussi rétrécies?

Vous pourriez ressentir une brève sensation de chaleur lors de l’injection du produit de contraste, mais en général, vous ne sentez pas le cathéter se déplacer dans vos vaisseaux sanguins.

Rouvrir l’artère

Si le ou la cardiologue repère un blocage qui doit être traité immédiatement, il est souvent possible de le traiter pendant la même intervention. Ce traitement s’appelle l’intervention coronarienne percutanée (ICP). L’ICP est une intervention peu invasive qui sert à rouvrir une artère coronaire rétrécie ou bloquée. Un tout petit ballonnet est guidé jusqu’au blocage à travers le cathéter, puis gonflé brièvement, ce qui aide à ouvrir la zone rétrécie et à rétablir la circulation sanguine. Cette étape s’appelle l’angioplastie.

Ce ne sont pas tous les hôpitaux qui disposent d’une salle d’hémodynamie accessible jour et nuit. Pour certains types de crises cardiaques causées par une artère coronaire bloquée de façon aiguë, si l’ICP ne peut pas être faite assez rapidement, les médecins peuvent parfois utiliser un médicament appelé fibrinolytique ou thrombolytique. On le décrit souvent comme un médicament qui « dissout les caillots ». Au lieu d’ouvrir l’artère mécaniquement à l’aide d’un cathéter et d’un ballonnet, ce médicament aide le corps à dégrader le caillot sanguin qui bloque l’artère. L’équipe médicale décide si ce traitement est approprié selon des facteurs comme le type de crise cardiaque, depuis combien de temps les symptômes sont présents, la rapidité d’accès à l’ICP et la présence de problèmes de santé qui rendraient dangereux un médicament qui dissout les caillots. Le traitement pour dissoudre le caillot peut être utilisé chez les personnes admissibles ayant un STEMI lorsqu’une ICP ne peut pas être faite à temps; il ne sert pas à traiter le NSTEMI.

Poser une endoprothèse (stent) pour garder l’artère ouverte

Ouvrir l’artère est un excellent début pour protéger le cœur, mais pour qu’elle reste ouverte à long terme, une endoprothèse est couramment posée pendant l’ICP. Une endoprothèse est un minuscule tube en treillis extensible; on la place dans la partie rétrécie de l’artère coronaire, puis on la déploie. Le ballonnet et le cathéter sont ensuite retirés, tandis que l’endoprothèse demeure en permanence dans l’artère pour aider à maintenir la circulation du sang. La plupart des endoprothèses coronaires modernes sont enduites d’un médicament qui se libère lentement dans les tissus environnants afin de réduire le risque que l’artère se rétrécisse de nouveau. Une endoprothèse traite un rétrécissement précis, mais elle n’élimine pas l’athérosclérose dans les autres artères ni le risque de crise cardiaque future. Une endoprothèse peut aussi se boucher de nouveau.

Parfois, les médecins découvrent qu’il y a plusieurs blocages graves, qu’une artère importante est touchée d’une façon particulière, ou que l’anatomie des artères coronaires rend l’ICP moins appropriée. Dans ces cas, les médecins peuvent recommander un pontage aortocoronarien. Il s’agit d’une chirurgie cardiaque, qui a lieu dans une salle d’opération.

Votre équipe soignante peut comprendre :

  • Un chirurgien ou une chirurgienne cardiaque
  • Anesthésiologiste
  • Personnel infirmier de salle d’opération
  • Perfusionnistes
  • Inhalothérapeutes

Au lieu d’ouvrir le blocage lui-même, le chirurgien ou la chirurgienne utilise des vaisseaux sanguins sains prélevés ailleurs dans le corps pour créer un nouveau chemin qui contourne l’artère coronaire bloquée. Pensez à une route bloquée : l’ICP rouvre la route, alors que le pontage construit une autre route qui la contourne. Chaque option a ses propres avantages selon divers facteurs, comme le moment de l’intervention et le profil de la personne.

03

Ce que font vos médicaments

Pendant tout ce temps, vous recevrez probablement aussi des médicaments. Selon le type de crise cardiaque et votre situation personnelle, des médicaments peuvent être utilisés pour :

  • empêcher un caillot sanguin existant de grossir
  • réduire la formation de nouveaux caillots
  • soulager les symptômes
  • réduire la charge de travail du cœur
  • abaisser le cholestérol et commencer à protéger les artères contre de futurs événements

Voici des médicaments courants qui peuvent être prescrits pour favoriser le rétablissement, ainsi que leur rôle :

Un guide de vos soinsMédicament / rôle
Antiplaquettaires / double traitement antiplaquettaireExemples : aspirine (AAS) et clopidogrel
Réduisent la formation de nouveaux caillots en limitant l’agglutination des plaquettes.
AnticoagulantsUtilisés lorsque c’est indiqué
Aident à empêcher les caillots existants de grossir et de nouveaux caillots de se former. Ils ne dissolvent pas directement les caillots.
Bêtabloquants, IECA ou ARAExemples : métoprolol, ramipril, losartan
Peuvent réduire la charge de travail du cœur et aider à contrôler la pression artérielle; le choix dépend de votre état.
StatinesExemples : atorvastatine, rosuvastatine
Abaissent le cholestérol sanguin et aident à réduire le risque cardiovasculaire futur.
Soulagement de la douleurExemples : acétaminophène; opioïdes dans certains cas
Soulagent la douleur aiguë au besoin, sous la supervision de l’équipe soignante.
Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)Exemples : pantoprazole, oméprazole
Aident à protéger contre les saignements gastro-intestinaux lorsque c’est indiqué.

Votre ordonnance est personnelle. Discutez de tout changement avec votre équipe soignante.

Après une crise cardiaque, une double thérapie antiplaquettaire (DAPT) est couramment prescrite pendant au moins 12 mois chez les personnes qui n’ont pas un risque élevé de saignement. La combinaison et la durée sont adaptées à chaque personne. N’arrêtez pas ces médicaments sans en parler à votre médecin : ils aident à prévenir la formation de caillots dans les artères ou dans une nouvelle endoprothèse.

04

Les premiers jours : surveillance et guérison

À l’hôpital

Se stabiliser et comprendre

Après le traitement immédiat, vous resterez habituellement à l’hôpital sous surveillance pendant que votre cœur commence à se rétablir. Votre équipe soignante surveillera votre rythme cardiaque, votre pression artérielle, votre taux d’oxygène et vos symptômes, et pourrait répéter les ECG et les analyses sanguines pour s’assurer que votre état reste stable. Une échocardiographie (échographie du cœur) est souvent réalisée pour évaluer la capacité de pompage de votre cœur et déterminer si la crise cardiaque a touché son fonctionnement. Parmi les complications aiguës, certaines personnes peuvent présenter des arythmies, une insuffisance cardiaque ou une ischémie récidivante causées par les dommages au cœur, que l’équipe surveille également.

Pendant ces premiers jours, vos médicaments seront aussi ajustés, vous recommencerez graduellement à bouger, et votre équipe soignante commencera à planifier un retour à la maison sécuritaire. Avant votre départ, le personnel soignant vous expliquera vos médicaments, vos rendez-vous de suivi et les recommandations concernant vos activités.

Sources et lectures complémentairesCœur + AVC — Traitement et rétablissement
05

Les premières semaines : trouver vos repères

À la maison et en réadaptation

Rebâtir sa force et sa confiance

Le retour à la maison peut être étonnamment intimidant. À l’hôpital, les moniteurs et le personnel soignant sont toujours à proximité. À la maison, il est fréquent de porter soudainement une grande attention à chaque battement de cœur, douleur ou sensation inhabituelle. Il est aussi normal de ressentir plus de fatigue que d’habitude. Cependant, de façon générale, l’objectif n’est pas le repos complet au lit. La marche douce et les activités légères peuvent être encouragées, l’activité étant augmentée progressivement selon les recommandations de votre équipe soignante.

L’une des parties les plus importantes du rétablissement après la sortie de l’hôpital est la réadaptation cardiaque. La réadaptation cardiaque est un programme supervisé médicalement qui vous aide à reprendre votre vie quotidienne de façon sécuritaire tout en réduisant votre risque de faire une autre crise cardiaque. C’est bien plus qu’un programme d’exercice. Ces programmes sont dirigés par une équipe multidisciplinaire afin d’assurer un retour progressif et sécuritaire à l’activité physique et à de saines habitudes de vie. Ces équipes sont habituellement composées d’ergothérapeutes, de physiothérapeutes, de kinésiologues, de nutritionnistes et de personnel infirmier. Elles vous aideront à retrouver progressivement un mode de vie actif tout en adaptant l’approche à votre propre condition. La réadaptation cardiaque peut comprendre :

  • De l’exercice supervisé pour rebâtir de façon sécuritaire votre force et votre condition cardiovasculaire
  • Des conseils en nutrition pour adopter des habitudes durables et bonnes pour le cœur
  • La gestion des facteurs de risque liés à la pression artérielle, au cholestérol, au diabète et au tabagisme
  • De l’éducation pour comprendre vos traitements et leur importance

De plus, une crise cardiaque peut changer profondément la façon dont une personne perçoit son corps et son avenir. Certaines personnes vivent :

  • de l’anxiété
  • une baisse de moral ou une dépression
  • la peur de faire une autre crise cardiaque
  • des difficultés à dormir
  • de l’irritabilité
  • la peur de faire de l’exercice
  • une hypervigilance envers leurs battements de cœur ou leurs sensations physiques
  • une perte de confiance

Ces émotions peuvent survenir même lorsque le rétablissement physique se passe très bien. Le rétablissement émotionnel mérite autant d’attention que le rétablissement physique. Si ces émotions persistent ou nuisent à la vie quotidienne, chez vous ou chez une personne de votre entourage qui a subi une crise cardiaque, parlez-en à votre équipe soignante.

La réadaptation cardiaque peut vous aider à retrouver force, confiance et autonomie, tout en améliorant la qualité de vie et en réduisant le risque d’événements cardiovasculaires et d’hospitalisations futurs. Elle peut aussi comprendre du soutien psychologique. N’oubliez pas de demander à votre médecin de vous diriger vers ces programmes si on ne vous en parle pas à votre sortie de l’hôpital. Il a été démontré que la réadaptation cardiaque réduit les réhospitalisations et les décès d’origine cardiovasculaire dans les années qui suivent un événement cardiovasculaire.

06

Les premiers mois : une nouvelle normalité durable

Travail, activité et vie quotidienne

Reprendre ses activités avec un plan

Avec le temps, vous passerez du rétablissement à une nouvelle normalité durable. À mesure que la force et la confiance reviennent, beaucoup de personnes reprennent graduellement le travail, l’exercice, leurs loisirs, les voyages et les autres activités quotidiennes. Il n’existe pas de date universelle à laquelle une personne est « complètement rétablie ». Votre échéancier dépend des éléments suivants :

  • l’étendue des dommages au cœur
  • le fait d’avoir reçu une endoprothèse ou subi une chirurgie
  • la capacité de pompage de votre cœur
  • la survenue ou non de complications
  • vos autres problèmes de santé
  • les exigences physiques de votre travail et de vos activités

Reprendre l’exercice et l’activité physique

L’activité physique régulière est un élément important de la santé cardiovasculaire à long terme. Avec un encadrement approprié, l’exercice peut améliorer la condition physique, la pression artérielle, le cholestérol, la glycémie, le poids, l’humeur et la confiance. L’objectif est de trouver des façons de bouger à la fois sécuritaires et durables. Comme mentionné plus haut, la réadaptation cardiaque vous donnera les outils nécessaires pour poursuivre un mode de vie actif, de façon sécuritaire et autonome. L’objectif est de continuer à bouger progressivement et d’être à l’écoute de votre corps.

Les activités qui font augmenter votre fréquence cardiaque ne sont pas nécessairement dangereuses : la marche, le vélo, la natation, la danse, la randonnée et bien d’autres activités peuvent favoriser la santé cardiovasculaire. Ne pas en faire trop fait aussi partie de la formule du rétablissement. L’activité sexuelle peut aussi être reprise de façon sécuritaire une fois que votre état cardiovasculaire est stable et que vous tolérez une activité physique modérée sans symptômes importants. À noter : certains médicaments utilisés contre la dysfonction érectile peuvent interagir dangereusement avec les dérivés nitrés comme la nitroglycérine; assurez-vous donc que votre professionnel ou professionnelle de la santé sait quels médicaments vous prenez.

Retour au travail et conduite automobile

Le moment de votre retour au travail dépend en partie du type de travail que vous faites. Une personne qui travaille dans un bureau peut avoir un échéancier très différent de celui d’une personne dont le travail exige de lourds efforts physiques. Les restrictions de conduite peuvent aussi varier selon la gravité de la crise cardiaque, les traitements reçus, les problèmes de rythme cardiaque et le fait que vous conduisiez à titre personnel ou professionnel. Ce processus varie d’une province à l’autre. Au Québec, suivez les conseils de votre médecin quant au moment où vous pourrez reprendre le volant en toute sécurité. Les titulaires d’un permis de conduire doivent aviser la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec) de tout changement de leur état de santé qui pourrait nuire à leur capacité de conduire.

07

Prendre soin de votre cœur pour la vie

Le rétablissement ne s’arrête pas quand vous vous sentez de nouveau comme avant. L’objectif est de prévenir une autre crise cardiaque et d’optimiser votre santé, puisqu’avoir déjà fait une crise cardiaque signifie que vous avez un risque plus élevé de subir un autre événement cardiovasculaire que la population générale.

L’objectif à long terme devient donc d’empêcher la maladie cardiovasculaire de causer un autre événement. C’est là que bon nombre des stratégies abordées dans notre section « Prévenir une crise cardiaque » deviennent particulièrement importantes. Votre plan à long terme peut comprendre :

  • prendre vos médicaments prescrits de façon régulière
  • contrôler le cholestérol LDL
  • gérer la pression artérielle
  • gérer le diabète
  • éviter le tabac et la nicotine
  • faire de l’activité physique régulièrement
  • adopter une alimentation bonne pour le cœur
  • maintenir un poids santé
  • dormir suffisamment
  • éviter les drogues récréatives
  • vous présenter à vos rendez-vous de suivi médical
  • poursuivre les habitudes acquises en réadaptation cardiaque

Certaines personnes auront besoin de médicaments cardiovasculaires pendant de nombreuses années ou pour le reste de leur vie.

Le principal objectif des soins après une crise cardiaque est la prévention secondaire : prévenir un autre événement cardiaque ou la progression de la maladie cardiovasculaire. Votre équipe médicale vous aidera à améliorer vos habitudes de vie et à gérer des problèmes de santé comme le diabète, l’hypertension et un taux de cholestérol élevé. Le suivi régulier peut comprendre des analyses sanguines, une échocardiographie et un ECG, à un rythme adapté à votre rétablissement. Ces rendez-vous permettent aussi à votre équipe de réévaluer vos médicaments, y compris la durée pendant laquelle vous avez besoin d’antiplaquettaires, et d’en peser les bienfaits par rapport aux risques, comme les saignements.

Malgré les traitements et la prévention, certaines personnes peuvent faire une autre crise cardiaque. Une future crise cardiaque peut se manifester différemment de la précédente. Rappelez-vous les signes avant-coureurs : douleur ou pression à la poitrine pouvant s’étendre à la mâchoire ou au bras, essoufflement, transpiration, inconfort abdominal, fatigue inhabituelle ou sensation de malaise. Les symptômes peuvent survenir à l’effort ou au repos. Si vous soupçonnez une autre crise cardiaque, composez immédiatement le 9-1-1.

Module 05 / Vérifiez vos connaissances

Quiz

01Que permet de détecter une analyse sanguine de la troponine?

Choisissez une réponse pour continuer.

Adapté du script du module 5 de CAPIO, légèrement révisé pour plus de clarté et accompagné de références. Cette leçon est éducative et ne remplace pas les soins d’un professionnel ou d’une professionnelle de la santé.

Script original du module (PDF, en anglais)